UnerĂ©cente vidĂ©o TikTok a Ă©mu des milliers d’utilisateurs. Le protagoniste est un garçon qui a vĂ©cu un moment traumatisant lorsqu’il a cru que sa grand-mĂšre allait tuer son cochon. Vous vous souvenez certainement du cas scandaleux d’un Youtuber qui a Ă©levĂ© un porcelet pour le manger au bout de 100 jours ou encore de cet homme qui est pris en train de
"Maman c'Ă©tait quand la derniĂšre fois que t'as pleurĂ© ?" "Ben y a pas si longtemps que ça tu sais mon Coeur" bon sang elles m'ont jamais vu pleurer ? "Et quand ta grand-mĂšre elle est morte, t'as pleurĂ© ?" ... "Non" "Pourquoi ? T'Ă©tais pas triste ?" Si, t'Ă©tais atrocement triste, hurle quelque chose en moi "Parce qu'on m'a dit de ne pas pleurer." C'est vrai, je n'ai pas pleurĂ© Ă  la mort de ma grand-mĂšre paternelle. Ni aprĂšs. J'avais sept ans quand elle est partie. On m'a dit qu'il ne fallait pas pleurer "parce qu'elle Ă©tait au ciel et que tout allait bien". Alors j'ai collĂ© un sourire bĂ©at sur mon visage et je n'ai pas versĂ© une seule larme. Ca n'aurait pas Ă©tĂ© correct ni sympa de pleurer, puisqu'elle allait bien, puisqu'elle ne souffrait plus. ZĂ©ro larme. Du moins le croyais-je. En vĂ©ritĂ© j'ai versĂ© tout un tas de larmes qui sont retombĂ©es Ă  l'intĂ©rieur de moi, qui y sont restĂ©es prĂšs de 30 ans et qui ont rouillĂ© mon Ăąme. Quand j'avais 17 ou 18 ans, je suis allĂ©e voir une homĂ©opathe iridiologue l'iridiologie est une mĂ©thode d'analyse de l'iris qui permet de voir certains problĂšmes mĂ©taboliques et autres traumatismes enfouis. Bluffant, de ce que j'en ai expĂ©rimentĂ©. Elle a examinĂ© mes iris et la premiĂšre chose qu'elle m'a dit, c'est que j'avais vĂ©cu un traumatisme trĂšs important Ă  l'Ăąge de sept ans. Sept ans ? Fracture du bras peut-ĂȘtre ? Ou l'entrĂ©e en CP alors que je n'avais pas fait de maternelle ? Non ce n'Ă©tait pas ça d'aprĂšs elle. C'Ă©tait de l'ordre familial. J'ai rĂ©pondu, sans conviction aucune puisque tout allait bien hein, c'est maman qui me l'avait dit "ah oui, ma grand-mĂšre est morte, mais ça doit pas ĂȘtre ça, ça ne m'a pas traumatisĂ©e". "DĂ©trompez-vous. Ca a Ă©tĂ© une Ă©preuve trĂšs difficile pour vous et vous devez absolument faire ce deuil pour avancer" qu'elle m'a rĂ©pondu la dame. Surprise. Mais sans plus. J'Ă©tais jeune, je trouvais ça un peu tirĂ© par les cheveux. Pour moi tout allait bien de ce cĂŽtĂ© lĂ  et si j'Ă©tais si mĂ©lancolique, si fatiguĂ©e dans ma tĂȘte parfois, si "ailleurs", ça n'Ă©tait sĂ»rement pas liĂ© Ă  la perte de ma grand-mĂšre. TOUT VA BIEN on a dit. Elle est au ciel, bon sang ! Ca m'est revenu comme un boomerang il y a un peu plus de deux ans. Au cours d'une sĂ©ance, ma formidable psy qui est bien plus qu'une psy, bien autre chose qu'un distributeur automatique de psychotropes, d'ailleurs elle ne m'en a jamais prescrit m'a demandĂ© de m'imaginer enfant ou bĂ©bĂ©. Peu importe l'Ăąge, c'est comme je le sentais. "Alors, tu as quel Ăąge ?" m'a-t-elle demandĂ© aprĂšs quelques secondes de concentration. "Sept ans" "Pourquoi sept ans ?" "Ben je sais pas, ça m'est venu comme ça, je me vois Ă  sept ans" "Mais... il s'est passĂ© quoi quand tu avais sept ans ?" Coup de poing Les sept ans me reviennent en pleine face. La mort de ma grand-mĂšre Le deuil Pas fait Qui me hante LumiĂšre Je comprends brusquement Pendant toutes ces annĂ©es c'est donc restĂ© en moi ? Les larmes sont toujours lĂ  ? Depuis tout ce temps, elles ont sans doute creusĂ© des sillons en moi, rouillĂ© quelques fondations, noyĂ© certaines perceptions ? Elles ont formĂ© un barrage, masquĂ© par l'illusion d'un sourire plaquĂ© sur mon visage ? A quel point ces larmes non versĂ©es ont-elles influencĂ© mes choix, mes Ă©motions, ma façon de voir la vie ? Je sais que j'ai encore ce travail lĂ  Ă  faire. Je sais qu'il faut que je la pleure. Je sais qu'il faut que je lui dise au revoir. Dans une lettre ou quelque part dans la nature, en m'adressant Ă  elle. Pour le moment je n'en ai pas eu le courage, je repousse ça parce que, lorsque j'y pense, la boule au fond de moi est trop grosse, j'ai l'impression qu'elle ne passera jamais ma gorge, encore moins mes yeux... Dimanche prochain peut-ĂȘtre ? En attendant j'ai juste rĂ©pondu Ă  mes filles "Vous savez, les larmes, il faut toujours les verser quand elles viennent. Sinon elles vous rouillent Ă  l'intĂ©rieur. Vous avez le droit de pleurer. Et je serai toujours lĂ  pour les Ă©couter vos larmes, jamais pour les Ă©touffer" Photo trouvĂ©e sur We heart it mais source inconnue hĂ©las... Citation de mĂ©moire lue dans Le Chevalier Ă  l'armure rouillĂ©e Robert Fisher

Mortde ma mÚre, ne plus pouvoir pleurer. Anonymous1841775, le 19/07/2015 Bonjour j'ai 16 ans, il y'a 1 mois ma mÚre est décédé d'un cancer du systÚme nerveux. Sa a été

Il y a pour les enfants bien des raisons d’aller mal mĂ©sententes conjugales ; parents nĂ©gligents, maltraitants ou excessivement exigeants ; deuils ; soucis quant Ă  la santĂ© d’un proche ; traumatismes ; anxiĂ©tĂ© liĂ©e Ă  la prĂ©caritĂ© sociale ; excĂšs de stress dans la vie quotidienne 
 La liste est longue et divers facteurs peuvent soit se conjuguer, soit se succĂ©der dans le temps. Reste un cas de figure auquel nous, personnels des Ă©coles, ne pensons pas souvent et qui pourtant produit de considĂ©rables dĂ©gĂąts celui des mĂšres dĂ©pressives. Entendons-nous bien on ne parle pas lĂ  de mĂšres qui, de temps Ă  autre, connaissent des passages Ă  vide. ConnaĂźtre des passages Ă  vide me semble on ne peut plus normal 
 Disons mĂȘme que cela me semble constituer un gage de bonne santĂ© psychique seules les machines Ă©chappent aux Ă©tats d’ñme ; les ĂȘtres humains dignes de ce nom composent quant Ă  eux comme ils le peuvent avec la difficultĂ© d’ĂȘtre ! Ni des femmes passagĂšrement dĂ©primĂ©es, ni des femmes Ă©garĂ©es Celles que je qualifie, faute peut-ĂȘtre de termes plus appropriĂ©s, de mĂšres dĂ©pressives, font durant longtemps bonne figure. Elles se prĂ©occupent de leurs enfants. Elles ont le souci de leur devenir. Elles se savent responsables d’eux. Vis-Ă -vis de l’école, ce sont donc des mĂšres sans histoires elles n’oublient de venir chercher leur progĂ©niture ; elles ne s’amusent pas Ă  faire sans cesse des scandales ; elles ne se mettent pas non plus Ă  pleurer sitĂŽt qu’on leur adresse la parole. Quelquefois, leur dĂ©tresse, perceptible seulement si l’on prend de longuement parler avec elles, est mise au compte d’une sĂ©paration elles sont Ă©tĂ© quittĂ©es, disent-elles quand elles n’utilisent pas le terme d’abandon. Des annĂ©es plus tard, elles ne s’en sont pas remises. Ce qui donne Ă  penser que la sĂ©paration n’a pas Ă©tĂ© seulement une Ă©preuve mais qu’elle a ravivĂ© des fragilitĂ©s antĂ©rieures. D’autres fois, le couple subsiste. Le mari est Ă©voquĂ©. Si des reproches lui sont faits, ils sont mesurĂ©s. Mais on perçoit, concernant la vie conjugale comme vis-Ă -vis du reste de l’existence, une profonde lassitude. Le bonheur n’est pas rationnel. Il ne se dĂ©crĂšte pas. Quand le plaisir de vivre est cassĂ©, il ne reste qu’une existence Ă  traĂźner comme un forçat traĂźne son boulet. Tout ce qui, dans la vie quotidienne, fait le dĂ©lice des gens psychiquement bien portants bascule dans la grisaille, dans l’ennui, dans une fatigue sans fond. Contrairement Ă  celles qui connaissent des passages Ă  vide, les mĂšres dĂ©pressives ne pleurent pas beaucoup. Mais elles sont tristes, sans entrain. Elles sont comme absentes de leur vie. Quelquefois, insidieusement, elles se mettent Ă  boire en cachette. Leur alcoolisation n’est cependant pas bruyante elles n’arrivent en titubant Ă  la sortie des classes 
 Autant dire qu’elle peut passer longtemps inaperçue. Pour les enfants, ces situations-lĂ  sont terribles. D’abord parce qu’ils ne comprennent pas ce qui se passe ils sentent bien que quelque chose ne va pas ; ils voient bien que leur maman n’a le cƓur Ă  rien. Mais elle n’en fait pas moins tout ce qu’il faut et elle le fait mĂȘme comme il faut 
 Comment un jeune enfant pourrait-il se reprĂ©senter cette Ă©trange chose qui ressemble Ă  un dĂ©ficit de goĂ»t pour la vie ? Faire des bĂȘtises, ĂȘtre toujours plus gentil ou Ă  son tour s’éteindre Ensuite parce qu’ils n’ont de cesse que de vouloir ramener cette drĂŽle de maman toute triste vers un peu de joie de vivre, vers un peu de lumiĂšre 
 Les uns font des bĂȘtises pour attirer son attention. Les autres, plus nombreux, s’évertuent Ă  ĂȘtre gentils, toujours plus gentils, serviables, toujours plus serviables. Ils oublient au passage qu’ils ont aussi une vie, leur vie d’enfant, Ă  vivre la scolaritĂ© s’en ressent Ă©videmment fortement. D’autres encore tentent de rejoindre leur mĂšre dans la tristesse ils se ralentissent ; ils rasent les murs ; ils s’éteignent 
 Ils jouent la carte de la solidaritĂ© et ils dĂ©sertent le camp de la joie de vivre. Pour les Ă©coles, la situation n’est pas simple on peut reprocher Ă  un parent d’ĂȘtre maladroit ou nĂ©gligent ; mais on ne peut lui reprocher d’ĂȘtre dĂ©pressif ! Il est bien sĂ»r possible, dĂšs lors qu’on a fini par saisir la nature du problĂšme, de dire qu’il faut tenter de se soigner. Que si l’on ne le fait pas pour soi, il faut le faire pour les enfants. Mais le risque est alors de se faire proprement jeter de quoi vous mĂȘlez-vous donc, peuvent nous rĂ©pondre, non sans une certaine lĂ©gitimitĂ©, les mĂšres concernĂ©es. Il y a sans doute aussi des pĂšres dĂ©pressifs. Mais il me semble que le cas est plus rare. Et surtout qu’il est moins dĂ©vastateur. Face Ă  un pĂšre dĂ©pressif, les enfants bien sĂ»r s’essaieront Ă  susciter un peu d’attention. Mais ils n’auront pas, ou beaucoup plus rarement, ce dĂ©sir obsĂ©dant de le soigner, de le ranimer, de le rĂ©parer, de le rĂ©animer l’état dĂ©pressif d’un pĂšre n’interdit pas forcĂ©ment Ă  ses enfants de grandir, de construire leur vie. Celui d’une mĂšre me semble nettement plus toxique. Sylvie Blanchet
Mortde ma mĂšre, ne plus pouvoir pleurer. Anonymous1841775, le 19/07/2015. Bonjour j'ai 16 ans, il y'a 1 mois ma mĂšre est dĂ©cĂ©dĂ© d'un cancer du systĂšme nerveux. Sa a Ă©tĂ© et sa est toujours horrible, la maladie Ă©tais horrible. Elle ne pouvait plus marcher, plus parler, plus manger, elle avait du mal Ă  entendre, et a voirs. Quelques jours avant sa mort, Brenda Schmitz, mĂšre de quatre enfants, donne deux lettres Ă  son meilleur ami, qu'elle lui demande d'ouvrir quand son mari aura refait sa vie...Brenda Ă©tait une femme surprenante. Sentant que son combat contre le cancer des ovaires qui la ronge est perdu, elle dĂ©cide d'organiser une derniĂšre surprise pour ses proches. En 2011, la jeune mĂšre de quatre garçons sait que sa fin est proche. Elle rĂ©dige alors deux courriers qu'elle remet Ă  son meilleur ami. Une seule consigne ne rien dĂ©voiler tant que son mari n'aura pas refait sa vie. Le temps passe et efface peu Ă  peu la douleur de la perte de cet ĂȘtre cher, que tous apprĂ©ciaient tant. David, l'Ă©poux Ă©plorĂ©, finit par retrouver l'amour avec Jayne, trois ans aprĂšs le dĂ©cĂšs de Brenda. Jayne Ă©lĂšve seule ses deux enfants. "J'avais peur de m'installer avec lui, peur que ce ne soit trop tĂŽt pour avait beau me rassurer, je ne voulais pas prĂ©cipiter les choses." Emplie de doute, mais avec un amour sans limite pour les quatre garçons de David et Brenda, elle emmĂ©nage tout de mĂȘme avec le nouvel homme de sa vie. "C'est alors que sont arrivĂ©es les lettres de Brenda. InstantanĂ©ment, toutes les angoisses que j'avais pu avoir ont Ă©tĂ© balayĂ©es."Le moment est venu pour l'ami de Brenda de mettre en Ɠuvre sa derniĂšre demande. Il adresse les deux courriers Ă  une Ă©mission de tĂ©lĂ©, rĂ©putĂ©e pour rĂ©aliser les vƓux des tĂ©lĂ©spectateurs au moment de NoĂ«l. La premiĂšre lettre est destinĂ©e Ă  Jayne, la seconde Ă  David, qui raconte "La production m'a tĂ©lĂ©phonĂ© pour me dire que j'avais reçu une lettre d'une personne qui voulait m'offrir un souhait. J'ai demandĂ© de qui il s'agissait et ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient pas me le dire au tĂ©lĂ©phone et qu'il fallait que je vienne."A la lecture des mots de sa dĂ©funte Ă©pouse, David est sous le choc"Tous ces vƓux qu'elle demandait Ă  l'Ă©mission, c'Ă©tait magnifique, mais j'avais beau tourner dans tous les sens ce que je lisais, savoir que c'Ă©tait Brenda qui avait rĂ©digĂ©, tout cela me paraissait juste impossible." MalgrĂ© tout, David se rend compte que ce n'est pas si Ă©tonnant "Depuis qu'elle a disparu, c'est comme si elle m'envoyait des signes pour me montrer qu'elle est toujours prĂšs de nous." Et la surprise ne s'arrĂȘte pas lĂ , car l'autre lettre est Ă  l'attention de Jayne. "David m'a demandĂ© de le rejoindre. Et, quand j'ai lu, j'ai Ă©clatĂ© en sanglots. Brenda me remerciait de prendre soin de ses enfants, et surtout d'apporter au petit dernier, Max, tout l'amour d'une mĂšre. Elle finissait en disant qu'elle m'aimait, qui que je sois." Jayne est en larmes. Pour la remercier, Brenda a demandĂ© Ă  l'Ă©mission d'offrir Ă  cette nouvelle mĂšre pour ses quatre enfants "la meilleure journĂ©e de soins possibles dans un spa de luxe oĂč elle passerait la journĂ©e la plus incroyable de sa vie. Il faut qu'elle sache que j'apprĂ©cie son investissement auprĂšs des miens". Ensuite, elle a souhaitĂ© que David, Jayne et les enfants partent en voyage, "de ceux qui laissent des souvenirs toute votre vie", a-t-elle prĂ©cisĂ©. Enfin, la jeune mĂšre disparue n'a pas oubliĂ© l'Ă©quipe mĂ©dicale qui l'a accompagnĂ©e au seuil de sa vie "Donnez-leur une nuit pleine de musique, de boissons, de nourriture, de fĂȘte, pour tout ce qu'ils font chaque jour pour les malades atteints du cancer." Ce que l'Ă©mission de tĂ©lĂ©vision s'est empressĂ©e de faire, laissant sans voix, et mĂȘme en larmes, non seulement les mĂ©decins et les infirmiĂšres, mais aussi le public et les tĂ©lĂ©spectateurs. Et c'est Ă  Disney World, en Floride, que les huit membres de la famille recomposĂ©e ont pu exaucer les derniers vƓux de Brenda, sa prĂ©sence Ă  jamais gravĂ©e dans leur article est paru dans Closer C'est leur histoire n° 16
Commentfaire pour ĂȘtre triste et pleurer? Peut-ĂȘtre que la cĂ©rĂ©monie d'enterrement va m'aider - Topic Ma grand-mĂšre est morte et je ne suis pas triste du 08-08-2017 12:51:12 sur les
Forum / Psychologie VoilĂ , ce serait un peu compliquĂ© de remonter sur 35 ans de ma vie, mais avant tout il faut savoir que ma mĂšre n'a jamais Ă©tĂ© lĂ  pour moi, que chaque fois que j'ai eu besoin d'elle elle a toujours rĂ©pondu absente, mĂȘme simplement pour du rĂ©confort. J'ai eu droit Ă  des maltraitances physiques et psychologiques, bref pas ce qu'on attend d'une je ne pleure pas, je ne la regrette pas, je n'ai aucun regret car je lui ai couru aprĂšs 35 ans durant comme on court aprĂšs une ombre, une chimĂšre, quelque chose que tout le monde peut attraper sauf vous, et tout ça en Ă  l'enterrement je n'ai pas voulu entrer dans la chambre funĂ©raire, je n'ai pas voulu assister Ă  la cĂ©rĂ©monie et arrivĂ©e devant le cimetiĂšre j'ai rebroussĂ© chemin devant les n'Ă©tais venue que pour accompagner ma fille laĂ«titia 13 ans que cette perte rend triste et malheureuse comme les pierres. La pauvre, je n'ai Ă©tĂ© d'aucun secours pour elle Ă  ces instants lĂ ... heureusement son pĂšre Ă©tait venu aussi et je peux le remercier de ... est un gars rien Ă  dire, ça me laisse de marbre. Je me suis demandĂ© si j'Ă©tais un extra terrestre, si je n'avais pas de coeur, si j'Ă©tais aigrie, mĂ©chante etc... et au final je m'en fiche bien de connaitre la aux personnes que j'ai sans doute choquĂ©es car tel n'Ă©tait surtout pas mon but, mais j'avais besoin de me confier. Votre navigateur ne peut pas afficher ce tag vidĂ©o. Merci beaucoupCe que vous dĂ©crivez est exactement ce que je ressens en rĂ©alitĂ©. Je n'arrivais pas vraiment Ă  y mettre des mots justes et vous les avez trouvĂ©. Pour ça je vous dis vraiment merci. 1 - J'aime CjacynteL'enfant qui nait ne choisit pas ses parents, vous n'avez pas choisi votre maman, la vie vous l'a imposĂ©. Vous n'etes pas une etre sans coeur, il est difficile d'aimer sans retour, de tendre la joue pour un bisou et recevoir une giffle. D'attendre un mot doux , n'entendre que reproches,esperer un regard de tendresse , ne lire dans le regard que mepris. Pour se proteger de trop souffrir le coeur cesse d'aimer c'est ce qu'a fait le votre, ce n'est pas votre fauteOn dit que l'on recolte ce que l'on seme, qu'a semĂ© votre maman? elle a semĂ© autour de votre vie beaucoup de souffrance, elle a fini par rĂ©cotler votre indifferenceMais attention derriere cette carapace posĂ©e sur votre coeur ,sommeillera toujours, celui de la petite fille qui voulait aimer sa maman, qui ....aimait sa maman. Il vous faut effacer de votre coeur haine et colere, votre mere n'est plus, le passĂ© est le passĂ©, vous ne le referait pasLa vie vous a fait le merveilleux cadeau d' une fille, soyez pour elle la mere que vous auriez tant aimĂ© avoir, c'est votre revanche sur votre triste enfance, c'est votre coeur qui enfin peut aimer et qui le sera en retour!!!douce 1 - J'aime Vous ne trouvez pas votre rĂ©ponse ? Douce et patregont tout dis,je ne peux que vous adresser mon soutien !je vous embrasse! J'aime
ParAdélie Le Pian Le 08 septembre 2016 à 16h53 . Faits divers; Témoignages; Télé et téléréalité; Insolite; Quelques jours avant sa mort, Brenda Schmitz, mÚre de quatre enfants, donne
c'est une histoire qui date un peu, mais elle me travaille encore. Pour le contexte, ma mÚre est une personne qui se fait des relations par intérÃÂȘt. Elle n'a que trÚs peu de "vrais" amis, parce qu'elle a été élevée dans l'optique que tout service rendu doit ÃÂȘtre retourné, peu importe la situation. ça veut dire deux choses Elle est incapable de rendre le moindre service par pur élan d'amitié. Elle peut en effet vouloir aider quelqu'un sur le moment, mais si il n'y a pas rétribution derriÚre, elle va réagir sur une échelle allant de "faire la gueule" jusqu'à "couper les ponts".Et c'est l'effet pervers elle noue certaines relations pour les seuls services que ça peut lui particulier, ma mÚre n'a jamais été bricoleuse, mais n'a surtout jamais voulu apprendre à se débrouiller toute seule en bricolage/technologie. Elle a donc, depuis aussi longtemps que je m'en souvienne, demandé à des amis de lui rendre service pour telle ou telle bricole, aprÚs les avoir invité à dÃner, invité au cinéma, ou invité en vacances dans sa maison de Bretagne. Amis qui finissaient souvent par se rendre compte de son fonctionnement, moment à partir duquel ils l'envoyaient en question ma mÚre a une meilleur amie qui fonctionne un peu pareil, qui s'est mise en couple avec un homme. Elle est devenue globalement amie avec lui par association, et s'est mise à lui demander des petits services par-ci par-là . Bonne pùte, il acceptait. Un jour, elle lui a demandé de l'aider à changer la crédence dans un studio qu'elle avait acheté. "Aider", traduisez par "le faire tout seul de lui mÃÂȘme". Il a accepté encore, mais apparemment le travail était beaucoup plus compliqué et pénible que ce qu'ils croyaient. Le soir mÃÂȘme, ils dÃnaient tous chez la meilleur amie, et il est arrivé furieux. Il lui aurait crié dessus, je ne me souviens plus s'il l'a insulté ou pas tout ça m'a été rapporté par ma mÚre, puisque je n'étais pas avec elle à ce moment là , mais en tout cas ça l'a salement secoué. Le dÃner a été annulé, et elle est rentrée à la ouvre la porte, tombe en larme dans l'entrée, et je suis en panique autours d'elle a essayer de comprendre ce qu'il s'est passé. Elle m'explique, glisse un "je l'ai mÃÂȘme invité en vacances !" et je ne peux qu'écouter. Parce que je sais que c'est comme ça qu'elle agit. Je la réconforte surtout en étant là , jusqu'au moment oÃÂč elle me demande si elle lui en a trop demandé. Et je bug. Je sors un "Euuuuuuuuuuuuuh...". N'ayant pas la réponse qu'elle attendait, elle s'est redressé, s'est renfermé, et est partie dans sa essayé de corriger, mais elle n'a pas voulu parler du reste de la soirée. Le lendemain, comme à l'habitude de cette famille, elle faisait comme si rien ne s'était passé. Mais ça me travaille encore maintenant et je me demande si j'ai été un trou de balle ? Etdans ce message, ce qui m’a particuliĂšrement vexĂ© et blessĂ© c’est qu’il m’a prĂȘtĂ© des intentions que je n’ai jamais eu, Ă  savoir que je ne voulais pas lui parler, que je ne le soutenais pas dans sa relation, etc. Je suis conscient que je n’aurais pas dĂ» avoir accĂšs aux messages, mais je pense qu’il s’agissait de quelques choses dont je devais ĂȘtre au courant. Au
Certes, c'est encore un livre de Nathalie Rykiel sur sa "mĂšre-veille", comme elle dit l'irrĂ©sistible Sonia. Mais c'est un livre trĂšs spĂ©cial. Un attrape-cƓurs. Presque cinq ans aprĂšs la mort de la crĂ©atrice, sa fille a ouvert les tiroirs dans lesquels elle a depuis toujours enfoui les dessins "d'amour au jour le jour" que sa mĂšre semait "comme des petits cailloux pour [la] garder, pas pour [la] perdre". Cela donne "OĂč es-tu ? Maman" ; "Je ne sais pas oĂč tu es" ; "Viens me voir. I need you. Maman" ; "Je me repose mais dĂ©jĂ  je m'ennuie de toi ma fille" ; "Tu dĂ©jeunes avec moi? Maman" ; "Dis-moi des mots d'amour. Maman", et encore et encore et encore. Dans l'introduction, la fille apostrophe la mĂšre "Je passais Ă  mon bureau, j'arrivais chez moi, je partais en voyage, j'ouvrais ma valise et tu Ă©tais passĂ©e me voir
 Tu n'avais pas nĂ©cessairement quelque chose Ă  me dire ou Ă  me demander, mais tu me cherchais et tu avais laissĂ© une trace. Ta trace." Maman dĂ©vorante. Flamboyante. Aimante. Rykiel a conservĂ© toutes ces "traces". "Comme des talismans", Ă©crit-elle. Aujourd'hui elle ne se contente pas de les partager avec nous ; elle rĂ©pond Ă  chaque dessin, en jouant, oui, en jouant, avec les mots, avec l'amour et avec la mort. La force de ce dialogue lui permet de triompher de l'histoire particuliĂšre pour capturer les intonations et autres vibrations universelles de la "langue maternelle"."Il y a des gens qui m'ont dit que si je voulais ĂȘtre Ă©crivain, il fallait que j'Ă©crive un roman. Je trouve ça tellement bĂȘte."On est allĂ©e visiter Nathalie Rykiel "Ă  cĂŽtĂ© de la plaque", comme elle le dit dans les derniĂšres pages. La plaque celle de l'hĂŽtel particulier du 60, rue des Saints-PĂšres Ă  Paris, sur la façade duquel il est sobrement Ă©crit "Ici vĂ©cut Sonia Rykiel de 1971 Ă  2016". Ici vit encore sa fille. Elle ouvre la porte en boitillant, une vilaine douleur dans la jambe dont les infiltrations ne sont pas venues Ă  bout, "il fallait que ce soit maintenant, pour la sortie de ce livre, comme par hasard", elle soupire, puis sourit. Autour d'elle dans ce salon velourĂ© grandement chaleureux, la couleur est partout, mais sur elle l'ancienne dirigeante du groupe Sonia Rykiel ne porte que du noir, exceptĂ© aux pantoufles en velours vert canard rehaussĂ©es d'un rectangle de strass se marient plus que parfaitement avec le camaĂŻeu turquoise de la moquette. Mais attention ce n'est pas parce qu'elle ne laisse rien au hasard, et surtout pas le bon goĂ»t, qu'elle chasse le naturel. "Je veux le naturel", Ă©crit-elle. Elle le dĂ©busque, vous interroge sur l'essentiel, c'est‑à-dire votre maman, "et aprĂšs j'arrĂȘte de vous poser des questions", promet-elle ; elle ne tient pas cette promesse. "Le truc qui m'intĂ©resse le plus dans la vie, c'est l'Ă©motion", nous dit-elle. Au cas oĂč on n'aurait pas votre sixiĂšme livre sur la question de la transmission, de la famille, de la maternitĂ©. Pensez-vous que ce soit un sujet ­inĂ©puisable?Pas vous? Il y a des gens qui m'ont dit que si je voulais ĂȘtre Ă©crivain, il fallait que j'Ă©crive un roman. Je trouve ça tellement bĂȘte. Ça m'a Ă©nervĂ©e. Peut-ĂȘtre que je ferai trente livres sur le sujet de la transmission. Ce qui compte, c'est d'ĂȘtre au cƓur de soi-mĂȘme. Quand il y a dix ans je suis arrivĂ©e dans le milieu de l'Ă©criture avec le statut de femme de mode, les gens ont dit c'est quoi cette femme de mode qui Ă©crit? Et les gens de la mode ont dit c'est qui celle-lĂ  qui se prend pour une intello? [Elle rit.]Vous dĂ©diez ce livre Ă  toutes les mĂšres et Ă  toutes les filles. ­Pourtant, votre mĂšre n'est pas exactement comme toutes les mĂšres
Elle Ă©tait exceptionnelle. Mais plus on touche Ă  l'intime et plus les autres se retrouvent. Au dĂ©but, le livre avait pour titre Langue maternelle. Mais j'avais envie d'un talisman. Je pense que ce livre peut aider. On a besoin de porte-­bonheur. J'ai mis tout l'amour, toute la complexitĂ©, toutes les ambivalences de la relation mĂšre-fille. Je l'ai dĂ©diĂ© aussi Ă  ma premiĂšre petite-fille, qui a 7 mois."Ce livre, je ne l'aurais pas fait il y a cinq ans, quand ma mĂšre est morte"Encore une fille! Alors que vous avez trois filles
C'est dĂ©ment, hein? Pourquoi j'ai eu envie de transmettre cette aventure de femmes? C'est peut-ĂȘtre parce que cet enfant est nĂ© et que c'est encore une fille
 Ce livre, je ne l'aurais pas fait il y a cinq ans, quand ma mĂšre est morte. Ces dessins, je les ai depuis trĂšs longtemps. Pourquoi maintenant? [Elle feuillette le livre, ses yeux se mouillent.]DĂšs les premiĂšres pages, vous ­écrivez "T'avoir comme mĂšre, c'est la plus grande chose qui me soit arrivĂ©e."Ma mĂšre est la rencontre la plus importante de ma vie. Et je ne suis pas elle, je suis devenue moi. C'est un vrai chemin. On m'a souvent dit "Pourquoi tu ne t'en vas pas?" Ce qui m'intĂ©ressait, c'est de trouver ma place Ă  l'intĂ©rieur, pas dans la rupture. ForcĂ©ment, ça a pris beaucoup plus de temps. À la fin de sa vie, la maladie terrifiante qu'elle a eue a fait que ma mĂšre est devenue ma fille, elle est devenue mon enfant puis mon bĂ©bĂ©, et ça c'est une expĂ©rience hallucinante. Aujourd'hui, il y a une chose absolument certaine je la porte en moi. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle prenait beaucoup, beaucoup de place. Sur un dessin, elle ­griffonne "Laisse-moi ­passer!" Sur un autre "Pense Ă  moi. Maman" C'est quand mĂȘme extraordinaire! Jamais je ne dirais ça Ă  mes filles!Qu'est-ce qu'elles pensent de ce livre, vos filles?Elles ont Ă©tĂ© incroyablement Ă©mues. Personne n'avait vu ces dessins, pas mĂȘme elles. Pas parce que je les cachais. Juste parce que je ne les ai jamais Ă©crit ce livre pour pouvoir rĂ©pondre Ă  votre mĂšre? Et notamment ceci, que vous Ă©crivez "Laisse-moi la place"?J'abuse un peu, je joue avec elle. Il y a un dessin que personne ne peut comprendre, mais j'adore ne pas donner toutes les clĂ©s "Je t'ai apportĂ© le monde. Maman". On se dit que ce n'est pas possible, cette mĂšre qui dit ça. Et moi je m'en sers pour me moquer un peu d'elle en rĂ©pondant "Tu vois grand, maman!" La vĂ©ritĂ©, c'est qu'elle m'avait apportĂ© le journal Le que vous jouez aussi quand elle vous dit, dessin comme toujours Ă  l'appui "Ne mets pas ta fourrure, j'ai la mienne. Maman", et que vous rĂ©pondez "Je mettrai ma fourrure si je veux. Tu n'es pas ma meilleure amie, tu es ma mĂšre, non, maman?"Ça, c'est absolument authentique ! Elle proposait des cours de mystĂšre Ă  mes copines pour qu'elles deviennent mystĂ©rieuses comme elle. Faut quand mĂȘme le faire! [Rire.] Ma mĂšre pouvait tout se permettre. C'est en la regardant vivre que j'ai compris que tout Ă©tait possible."La souffrance et la jouissance c'est comme ça qu'on avance"Vous livrez son conseil en matiĂšre de dĂ©marche "Les pieds lĂ©gĂšrement en dehors chĂ©rie, rien de pire qu'en dedans, une femme qui marche en dedans c'est terrible, c'est petit, pas gĂ©nĂ©reux, pas sexy, cul serrĂ©."Le pire, c'est qu'elle avait raison! On ne fait pas que pleurer, dans ce livre ; on rit aussi!Ne trouvez-vous que c'est dur d'ĂȘtre une mĂšre?Oui, mais c'est quand mĂȘme la plus belle chose du monde. J'aime l'histoire de la femme qui va consulter Freud "Docteur, je n'y arrive pas avec mon enfant, est-ce que je dois faire ci, est-ce que je dois faire ça?" Il lui a rĂ©pondu "Faites comme vous voulez, de toute façon ce sera mal." L'autre truc qui m'a beaucoup aidĂ©e et apaisĂ©e en tant que mĂšre, dont je parle dans le livre le concept de "la mĂšre suffisamment bonne" du psychanalyste Donald Winnicott, the good-enough mother. Je pense que ce que les parents doivent Ă  leurs enfants, c'est d'essayer de leur donner un sentiment de profonde sĂ©curitĂ© sur l'amour qu'ils leur vous, vous ĂȘtes-vous sentie en sĂ©curitĂ©?Heuuuuuuuuu
 Ce qui m'a portĂ©, c'est la certitude de l'amour de ma mĂšre. Elle m'a dit que c'Ă©tait moi qu'elle prĂ©fĂ©rait au monde, mĂȘme si elle a dit la mĂȘme chose Ă  mon frĂšre ; c'est lĂ  oĂč elle Ă©tait extrĂȘmement maligne, ma Ă©prouvĂ© le sentiment d'abandon?Vous y allez fort! Je n'en ai jamais parlé  Quand ma mĂšre a quittĂ© mon pĂšre, elle avait un amant, il Ă©tait trĂšs malheureux et il a Ă©tĂ© trĂšs trĂšs dur avec elle, pendant un moment il lui a dit que soit elle renonçait, soit c'est lui qui gardait les enfants. Ça ne m'a pas Ă©tĂ© dit mais je sais qu'elle a essayĂ©, elle est partie une semaine. Pendant cette semaine-lĂ , j'ai compris qu'elle allait voir si elle pouvait vivre sans nous. Je devais avoir 11 ans. C'Ă©tait une femme qui ne cĂ©dait pas, ma mĂšre, une puissante, donc le chantage ce n'Ă©tait pas pour elle. Elle est revenue trĂšs trĂšs vite. Mais je pense que j'ai senti qu'il y avait un risque qu'elle m'abandonne. En tout cas, je me raconte cette histoire-lĂ . Comme je le dis dans le livre, "la souffrance et la jouissance c'est comme ça qu'on avance". La vie, ce n'est que ça."Ça", c'est l'intensitĂ©?Oui. J'adore ĂȘtre exaltĂ©e. Je fais en sorte que ma vie soit le plus exaltante possible. Ce qui m'intĂ©resse, c'est de dĂ©crocher la lune. [Sa main caresse la nappe, comme si elle voulait la lisser.] J'ai besoin de me frotter Ă  l'autre. C'est pour ça que c'est trĂšs difficile pour moi de ne pas se frotter en ce moment
 J'ai un trĂšs grand plaisir Ă  ĂȘtre sur Instagram. C'est un partage quotidien, crĂ©atif, je sais que c'est dangereux et addictif mais ça me stimule de pouvoir partager avec les gens. Pendant le confinement, je faisais des Instagram live tous les jours Ă  16 heures, je lisais des extraits de mes livres ou des livres des autres qui ont comptĂ© dans ma vie. [Elle nous montre sur son smartphone un extrait oĂč elle lit un passage de La Cuisine de Marguerite oĂč elle singe Marguerite Duras.] J'adore lire Ă  voix haute. Pour moi, Ă©crire, c'est une voix.
Dansce cas, le propriĂ©taire de l’animal a pour obligation d’informer sa mairie de la mort de son chien de plus de 40 kg. Une liste d’équarisseurs lui est alors fournie afin qu’il prenne contact avec un service d’équarrissage, certaines compagnies Ă©tant spĂ©cialisĂ©es dans le traitement des dĂ©pouilles d’animaux de compagnie. La question de la mort et celles qui s’y rattachent le deuil, la perte, l’injustice, la souffrance ont pris beaucoup de place dans ma vie Ă  partir du moment oĂč j’ai commencĂ© Ă  travailler sur les transmissions familiales il y a 25 ans. – À travers la psychogĂ©nĂ©alogie d’abord et la psychanalyse transgĂ©nĂ©rationnelle ensuite, – j’ai constatĂ© que les relations entre les morts et les vivants se poursuivaient activement, mĂȘme si c’était parfois Ă  l’insu des personnes dans d’un premier temps. Cela a rendu la notion d’ñme trĂšs rĂ©elle, au-delĂ  de tout dogme religieux. Mon travail a beaucoup consistĂ© Ă  rendre conscientes ces relations, dans lesquelles il y avait souvent des demandes des uns mal comprises par les autres. J’ai accompagnĂ© beaucoup de gens qui se sentaient en dette avec des dĂ©funts, qui perdaient ou avaient perdu un proche. La question Ă©tait et reste de savoir comment transformer une perte en autre chose, et le deuil, dans mon expĂ©rience, est fait quand la relation passe sur un autre plan le lien ne se perd pas, mais il demande une grande libertĂ© de part et d’autre, et c’est difficile de la trouver. Les rĂȘves, qui sont analysĂ©s Ă  chaque fois et toujours de maniĂšre individuelle il n’y a pas de dictionnaire du rĂȘve qui donne une traduction mot Ă  mot donnent souvent un accĂšs Ă  cette libertĂ©, en tous cas peuvent contribuer Ă  Ă©clairer le chemin qui y mĂšne. À partir des retours et tĂ©moignages qui ont Ă©tĂ© partagĂ©s par les participants sur les rĂȘves, je vais faire des propositions, essayer d’ouvrir des pistes de rĂ©flexion pour que chacun puisse, peut ĂȘtre, y trouver quelque chose d’utile. Je vous invite Ă  dire en commentaire en bas de l’article si cet Ă©clairage vous a paru pertinent, auquel cas je poursuivrai en essayant d’aborder d’autres aspects de la question des rĂȘves et du deuil. Pourquoi je ne rĂȘve pas de lui ? » L’une de ses premiĂšres prĂ©occupations qui s’exprime dans les rĂ©ponses qui ont succĂ©dĂ© aux questions de Yacine, c’est la crainte que l’absence de rĂȘve indique une rupture de relation entre le ou la disparue et le rĂȘveur ou la rĂȘveuse par commoditĂ© je vais parler au masculin mais entendez bien que je parle des deux sexes !. Il faut entendre que le fait de ne pas rĂȘver d’une personne n’implique pas qu’il n’y a pas de lien avec elle. Il faut souvent du temps pour que la relation qui avait lieu entre deux personnes vivantes puisse Ă©voluer et passer de l’attachement Ă  cette relation pleine de libertĂ© qu’est le lien. Nous sommes attachĂ©s Ă  autrui par toutes sortes de dĂ©tails et de sensations, puisque nous vivons dans un corps physique. Dans le deuil la disparition de tout ce qui nourrissait cet attachement, la vue de l’autre, sa voix, ses gestes, son odeur, son rire, les multiples habitudes que nous avions ensemble ou que nous connaissions chez l’autre, tout ceci brutalement nous est enlevĂ©, et cela produit en nous une sensation d’arrachement. Cette perte est encore plus violente quand la mort est brutale et prĂ©maturĂ©e. Dans ces conditions il faut en quelque sorte qu’il y ait un temps de cicatrisation » psychique avant de pouvoir contacter ce qui reste, et qui est d’une autre nature que le corps physique. En tant que vivants nous cultivons l’illusion que si quelqu’un est physiquement prĂ©sent devant nous il est vraiment avec nous. Pourtant parfois nous avons l’esprit ailleurs », nous ne sommes pas lĂ  corps et Ăąme », ou bien les autres ont dans cette attitude, et nous prenons l’habitude de faire comme si c’était Ă©quivalent Ă  une prĂ©sence pleine et entiĂšre, par convention, parce que nous vivons dans un univers matĂ©rialiste qui nous dit que nous sommes notre corps et rien d’autre. Il est difficile de se dĂ©gager de ces Ă  priori qui viennent de l’éducation, du consensus, de la sociĂ©tĂ©. Dans la question de la relation avec un mort, qui ne peut plus ĂȘtre perçu avec et Ă  travers le mĂȘme support corporel, personne ne peut faire le chemin Ă  notre place, et ce chemin est parfois long. Mais cela n’implique pas qu’il n’est pas en train de se faire ! Il faut pour que cela devienne possible que le rĂȘveur lui aussi se souvienne et ressente qu’il n’est pas seulement ce qu’il voit dans le miroir, ce corps qui pĂšse sur la balance et que nous lavons sous la douche ! Plus nous nous percevons comme des ĂȘtres vivants qui ont le choix d’ĂȘtre lĂ  corps et Ăąme, mieux nous voyons la diffĂ©rence entre les moments oĂč nous y sommes en effet, et ceux qui nous demandent un effort pour rassembler nos esprits », et participer pleinement Ă  la situation. Des rĂȘves tellement rĂ©els » Plusieurs tĂ©moignages disent que dans les rĂȘves la sensation de la prĂ©sence de la personne dĂ©funte est trĂšs forte et incroyablement rĂ©elle. Nous ne pouvons juger de la rĂ©alitĂ© de ce qui se passe avec quelqu’un qu’à travers les effets que cela a sur nous. Si la sensation aprĂšs un rĂȘve de ce type est bĂ©nĂ©fique, apaisante, pourquoi se refuser de faire confiance Ă  ce que nous Ă©prouvons ? L’expĂ©rience vĂ©cue ne se limite pas Ă  la preuve objective, de mĂȘme que nous ne sommes pas seulement ce qui se voit, nous hĂ©bergeons un univers intĂ©rieur, avec une capacitĂ© de connexion avec les univers des autres sans limite. Le rĂȘve est la depuis toujours dans le champ des possibilitĂ©s humaines, il a permis de se connecter bien avant l’invention d’internet, notre dĂ©sir est le premier moteur de recherche, n’hĂ©sitons pas Ă  croire » que la relation reste possible, mĂȘme si elle met du temps Ă  se constituer. – Carole Labedan N’hĂ©sitez pas Ă  partager vos retours et questions en commentaire pour un prochain article ! > A lire aussi sur le forum Comment interprĂ©ter nos rĂȘves ou cauchemars ? Les recherches qui ont menĂ© Ă  cet article interpretation des reves femme en deuil de son defunt fille, je ne reve jamais de mon enfant, Reve de parle de deuil ». Ila pleurĂ© et a fait pleurĂ© ceux qui Ă©taient autour de lui puis a dit : « J'ai demandĂ© Ă  mon Seigneur la permission de demander pardon pour elle mais Il ne me l'a pas accordĂ© (*) et je Lui ai demandĂ© la permission de visiter sa tombe et Il me l'a accordĂ©. Visitez les tombes car certes elles rappellent la mort ». Nous avons beau lui en vouloir, la dĂ©tester parfois, jamais nous ne nous autorisons Ă  dire Je ne l’aime pas. » Notre mĂšre reste une icĂŽne intouchable, sacrĂ©e. DĂ©cryptage du plus ambivalent des sentiments. Une obligation sociale Je n’aime pas ma mĂšre. » TrĂšs peu d’entre nous peuvent le dire. Les mots sont trop violents, le tabou encore trop fort. Nous entretenons elle et moi un rapport de politesse, une apparence de relation normale, confie Virginie, 35 ans, rĂ©alisatrice de documentaires. Disons que je m’entends avec elle, sans qualificatif. » Tout aussi pudique, Ricardo, 37 ans, architecte, considĂšre qu’il entretient un rapport cordial » avec la sienne, mais sans complicitĂ© aucune ». Une mĂšre, ça reste socialement sacrĂ©, assure la sociologue Christine Castelain-Meunier. Entre l’éclatement des cellules familiales, les identitĂ©s sexuelles et parentales qui se brouillent, nous vivons une pĂ©riode charniĂšre. En pleine perte de repĂšres, on se crispe sur du connu, des choses solides qui ont fait leurs preuves l’image de la mĂšre traditionnelle est devenue plus intouchable que jamais. » L’idĂ©e mĂȘme est insoutenable Se dire que l’on a une mauvaise mĂšre, ça peut dĂ©truire, affirme le psychanalyste Alain Braconnier. Vous imaginez, elle vous a donnĂ© la vie, elle aurait donc le pouvoir de vous donner la mort
 C’est le mythe de MĂ©dĂ©e, l’infanticide. » Le thĂ©rapeute observe au passage que, dans la plupart des contes de fĂ©es, la mĂ©chante, c’est toujours la belle-mĂšre On a opĂ©rĂ© un dĂ©placement nĂ©cessaire Ă  l’expression du ressenti. Cela montre combien il est difficile de manifester des sentiments nĂ©gatifs Ă  l’encontre de sa mĂšre, mais Ă©galement Ă  quel point ils existent. On reste dans l’ambivalence permanente. » Une relation fusionnelle Quand l’enfant est tout petit, sa maman est un ĂȘtre idĂ©al, capable de subvenir Ă  tous ses besoins, rappelle la psychologue Danielle Rapoport, auteure de La Bien-Traitance envers l’enfant lire plus bas. Lorsqu’il se rend compte qu’elle est imparfaite, le choc est brutal. Plus la relation est mauvaise, plus l’impact est violent, et gĂ©nĂšre parfois un ressentiment profond qui confine Ă  la haine. » Nous avons tous connu ces moments de violente colĂšre contre elle, parce qu’elle n’a pas satisfait un dĂ©sir, parce qu’elle nous a déçus ou blessĂ©s. Nous nous sommes tous dit, en serrant les poings trĂšs fort Je la dĂ©teste. » C’est mĂȘme un passage obligĂ© Ces moments d’hostilitĂ© font partie du dĂ©veloppement de l’enfant, explique Alain Braconnier. Tout va bien s’ils sont ponctuels. En revanche, s’ils s’installent dans la durĂ©e, c’est plus problĂ©matique. C’est souvent le cas avec les enfants de mĂšres narcissiques, dĂ©pressives, trop exigeantes ou abandonniques. » Dans cette relation fusionnelle par nature, la violence des sentiments est Ă©galement proportionnelle Ă  l’intensitĂ© de la fusion. Les enfants uniques ou Ă©levĂ©s par une femme seule ont plus de difficultĂ©s que les autres Ă  admettre qu’ils n’aiment pas leur mĂšre. C’est le cas de Romain, 30 ans, journaliste, qui vivait seul avec sa mĂšre dans une interdĂ©pendance totale J’étais sa raison de vivre. C’était une place privilĂ©giĂ©e, certes, mais c’était trop lourd Ă  porter. J’ai eu un mal fou Ă  rencontrer quelqu’un. En l’occurrence, un garçon, c’était la seule solution. Avec une fille, la concurrence aurait Ă©tĂ© trop rude ! » Aujourd’hui, les liens sont encore trĂšs forts Je ne supporte pas d’ĂȘtre loin d’elle, j’habite juste Ă  cĂŽté  En mĂȘme temps, je sais trĂšs bien que cette relation me prive d’une vraie libertĂ©. » Ils sont trĂšs peu Ă  couper rĂ©ellement les ponts avec leur gĂ©nitrice. Ils refusent de lui en vouloir, tentent de la comprendre, lui trouvent des excuses une enfance difficile, un environnement pesant, un mari absent. Tous font comme si ». Comme si tout allait bien, surtout, ne pas en parler, pour Ă©viter le conflit qui me mĂšnerait Ă  un point de non-retour », remarque Romain. Ils maintiennent le lien, quoi qu’il en coĂ»te. Je la vois par devoir, regrette Anna, 26 ans, paysagiste. Je sais qu’elle m’aime, et je ne veux pas lui faire de mal. » La dette originelle » Les sociologues et les psychologues parlent d’une dette originelle », et de son corollaire, la culpabilitĂ©, qui dure toute la vie et nous enchaĂźne Ă  celle qui nous l’a donnĂ©e. Et puis l’espoir, enfoui, mais tenace, que les choses finiront par changer La part raisonnable de mon ĂȘtre sait qu’elle ne bougera jamais, avoue Virginie, et, en mĂȘme temps, il y a toujours cette envie au fond de moi que tout s’arrange un jour. » Marie, 60 ans, a perdu un enfant Ă  la naissance J’ai pensĂ© que cette fois, j’allais enfin avoir droit Ă  la parole. Mais non, pour ma mĂšre, la disparition de ce bĂ©bĂ© n’était pas si grave que ça, puisque je ne l’avais mĂȘme pas vu ! A partir de lĂ , j’ai fait des insomnies terribles. Pendant des annĂ©es. Jusqu’au jour oĂč mon psy m’a fait comprendre que je n’aimais pas ma mĂšre et que j’en avais le droit. Depuis, je dors. » Nous en avons le droit, mais nous n’osons pas en user
 On a tous en nous la nostalgie du bon parent, avance Alain Braconnier, on ne pense jamais avoir Ă©tĂ© aimĂ© exactement comme on le voulait. Quand l’histoire est douloureuse, c’est encore plus compliquĂ©. On ne parvient pas Ă  quitter sa mĂšre quand elle nous a trop aimĂ©, comme quand elle ne nous a pas assez aimĂ©. » Seule la mĂšre suffisamment bonne », selon l’expression du psychanalyste et pĂ©diatre anglais Donald Winnicott La MĂšre suffisamment bonne - Payot, “Petite BibliothĂšque”, nous permet d’acquĂ©rir sereinement l’autonomie de l’adulte celle qui, en satisfaisant nos dĂ©sirs, nous apprend que la vie vaut la peine d’ĂȘtre vĂ©cue ; la mĂȘme qui, en en frustrant certains, nous dit aussi qu’il faudra conquĂ©rir seul cette autonomie. Pour aller plus loin IdĂ©es clĂ©s - Un tabou. L’idĂ©e d’une mĂšre non aimable » et non aimĂ©e » est insoutenable en soi. - Un sentiment complexe. Et pourtant, certaines mĂšres sont mal-aimantes », voire malfaisantes ».- Un Ă©quilibre Ă  trouver. S’il est trop difficile de la rejeter, il faut tenter de s’en protĂ©ger par une prise de distance. La peur d’ĂȘtre comme elle Devenues mamans Ă  leur tour, Virginie et Marie ont gardĂ© le lien pour leurs enfants, avec l’espoir que leur mauvaise » mĂšre devienne au moins une bonne » grand-mĂšre. A la naissance de son premier enfant, Virginie a visionnĂ© des vidĂ©os tournĂ©es par son pĂšre quand elle Ă©tait petite. Elle y a vu une femme qui riait, et une petite fille choyĂ©e. Ça m’a fait du bien, se souvient-elle. En fait, elle a disjonctĂ© quand j’étais adolescente, mais avant, elle avait l’air heureuse de m’avoir. C’est sans doute grĂące Ă  ces premiĂšres annĂ©es que j’ai pu ĂȘtre une bonne mĂšre. Mais quand je la vois s’énerver contre mes enfants, je suis bouleversĂ©e, parce que je reprends conscience de ce qu’elle est devenue. » Comme Virginie, Marie a pris sa mĂšre comme antimodĂšle pour tisser le lien avec ses enfants. Et cela a fonctionnĂ© A la fin d’une longue conversation tĂ©lĂ©phonique, ma fille m’a dit “Ça fait du bien de parler avec toi.” J’ai raccrochĂ©, et j’ai Ă©clatĂ© en sanglots. J’étais fiĂšre d’avoir corrigĂ© le tir, d’avoir rĂ©ussi Ă  construire une belle relation avec mes enfants, et, en mĂȘme temps, je rĂ©alisais ce que je n’avais jamais eu. » L’échec originel de l’amour maternel a Ă©tĂ© en partie compensĂ© par quelqu’un qui a communiquĂ© Ă  ces femmes l’envie d’avoir un enfant, leur a livrĂ© les clĂ©s pour l’élever, l’aimer et en ĂȘtre aimĂ©es grĂące Ă  ces tuteurs de la rĂ©silience », selon l’expression du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, ou ces artisans de la bien-traitance », pour Danielle Rapoport, ces enfances cabossĂ©es peuvent donner des mĂšres rĂ©parĂ©es. La quĂȘte de l’indiffĂ©rence Quand les relations sont trop douloureuses, la prise de distance devient cruciale. Et les enfants blessĂ©s se lancent alors dans la quĂȘte de l’indiffĂ©rence. Celle-ci protĂšge, explique Alain Braconnier, c’est une dĂ©fense contre l’affectif. Mais elle est fragile il suffit d’un geste de sa mĂšre pour ĂȘtre touchĂ©. » Tous disent en rĂȘver, mais avouent en ĂȘtre incapables. Je me protĂšge d’elle, je vis loin, je m’investis ailleurs, raconte Anna. Mais je vois bien, Ă  la façon dont je m’énerve quand je la vois, que je ne suis pas indiffĂ©rente. » Marie parle, elle, d’un modus vivendi qu’elle a instaurĂ©, plus facile Ă  supporter intĂ©rieurement qu’une rupture je la vois un minimum, par obligation, sans aucun plaisir ». S’autoriser Ă  ne pas aimer celle qui nous a Ă©levĂ© sans trop en souffrir, c’est trĂšs difficile, mais possible. L’indiffĂ©rence, c’est de la carence affective dĂ©passĂ©e, de la haine consolĂ©e, constate Danielle Rapoport. Quand on a fait le tri entre sentiments et culpabilitĂ©, on a dĂ©fait le nƓud de dĂ©part, on arrive Ă  prendre ses distances et Ă  faire sa route, voire Ă  dire “Je n’aime pas ma mĂšre.” Devenir adulte, c’est ça se dĂ©tacher de ce qui nous encombre. Mais c’est un long chemin Ă  parcourir
 » Pour aller plus loin Un sentiment trĂšs rĂ©cent Aimer sa mĂšre ? Avant le XXe siĂšcle, la question ne se posait mĂȘme pas. L’enfant Ă©tait Ă©levĂ© par la communautĂ©, les mĂšres laissaient faire les nourrices. Jusqu’au XIXe siĂšcle, la relation Ă  la mĂšre n’avait pas besoin d’ĂȘtre affective, rappelle Florence Weber, sociologue, professeure Ă  l’Ecole normale supĂ©rieure, Ă  Paris. Le romantisme a inventĂ© les sentiments dans la famille. Aujourd’hui, l’idĂ©e qu’une mĂšre abandonne son enfant ou s’en occupe mal est intolĂ©rable, parce que l’on considĂšre qu’elles ont le choix. Si elles ont fait un enfant, c’est qu’elles l’ont voulu les injonctions, les attentes qui portent sur elles sont Ă©normes. » Et sur les enfants aussi. Dans notre sociĂ©tĂ© de performance, l’éducation devient un vrai challenge, poursuit la sociologue Christine Castelain-Meunier. Par ailleurs, la psychanalyse est passĂ©e par lĂ . Les relations mĂšre-enfant sont constamment Ă©valuĂ©es, et particuliĂšrement par les principaux intĂ©ressĂ©s il y a un impĂ©ratif de bonne mĂšre, et un impĂ©ratif de bonne fille-bon fils. » Chez les espĂšces qui n’ont qu’un seul petit Ă  la fois, on peut parler d’amour » Pascal Picq, palĂ©oanthropologue et primatologue, maĂźtre de confĂ©rences au CollĂšge de France, Ă  Paris. Il revient sur le rapport mĂšre-petit chez les animaux. Psychologies Les notions d’attachement et de lien du sang existent-elles chez l’animal ?Pascal Picq Oui, trĂšs clairement. Mais leur qualitĂ© varie en fonction de l’espĂšce. Si les poissons ou les insectes pondent et s’en vont, les grands singes, au contraire, s’investissent trĂšs fortement dans l’éducation. Il en va de la survie du petit. En fait, tout dĂ©pend de la stratĂ©gie de reproduction qui est en jeu. Certains animaux, comme les rongeurs, ont des portĂ©es trĂšs nombreuses leur espĂšce n’est donc pas en danger. Par ailleurs, ceux-ci ont un dĂ©terminisme gĂ©nĂ©tique trĂšs marquĂ© – les jeux sont faits dĂšs la naissance. Les petits grandissent et apprennent trĂšs vite, l’apport de la mĂšre est essentiellement alimentaire. Le lien est rĂ©duit au minimum. C’est exactement l’inverse chez tous les mammifĂšres qui n’ont qu’un seul petit Ă  la fois. La mĂšre s’implique alors plus profondĂ©ment, Ă  des niveaux bien plus divers que la seule alimentation. Le contact physique, les caresses sont trĂšs importants. Le processus d’attachement s’inscrit aussi dans la durĂ©e la gestation est longue, le sevrage est tardif et la vie sera plus longue. Le cerveau a eu bien plus de temps pour se dĂ©velopper in utero, il en dĂ©coule une forme d’attachement beaucoup plus complexe. On peut mĂȘme parler d’amour si une femelle perd son petit, elle sera extrĂȘmement dĂ©primĂ©e. Elle adoptera un fonctionnement analogue Ă  celui de l’espĂšce humaine. Est-ce qu’une mĂšre animale peut ĂȘtre une mauvaise mĂšre » ? Pascal Picq A priori, toute femelle est faite pour la reproduction, et donc pour ĂȘtre mĂšre. Mais, pour des raisons organiques, gĂ©nĂ©tiques, elle peut ne pas avoir dĂ©veloppĂ© cette aptitude. L’environnement compte aussi beaucoup. Si une mĂšre est stressĂ©e, si le milieu dans lequel elle Ă©volue est dĂ©favorable, elle ne pourra pas remplir son rĂŽle. Elle pourra mĂȘme ĂȘtre maltraitante. C’est le cas par exemple d’une femelle orang-outan qui vient de mettre bas au Jardin des Plantes, Ă  Paris elle est trĂšs mal et refuse de s’occuper de son nouveau-nĂ©. Mais le dysfonctionnement peut aussi venir du petit. S’il a un comportement Ă©trange, s’il ne correspond pas aux schĂ©mas habituels, ça ne marche pas. Quand un chaton est anormal, il arrive que sa mĂšre le mange
 L’attachement, c’est toujours une rencontre entre deux individus elle peut ne pas avoir lieu. Boris Cyrulnik On construit ce lien toute sa vie » Comment se forme l’attachement mĂšre-enfant ? Et pourquoi ce lien si puissant peut-il ĂȘtre altĂ©rĂ© ou de mauvaise qualitĂ© ? L'avis de Boris Cyrulnik, neuropsychiatre Puisque nous sommes aussi des animaux, nous sommes programmĂ©s pour la survie de l’espĂšce, et le lien mĂšre-enfant en est la condition sine qua non. DĂšs sa naissance, l’enfant “imprime” sa figure d’attachement, que ce soit sa mĂšre, son pĂšre, ou un autre », rappelle Boris Cyrulnik. Autrement dit, il apprend Ă  reconnaĂźtre son odeur, son goĂ»t, sa voix. Et plus tard, son visage. C’est Ă  partir de cette empreinte » que le lien va se faire. Or, pour des raisons gĂ©nĂ©tiques, des dysfonctionnements organiques de la mĂšre ou de l’enfant, cette empreinte peut ne pas se former. L’attachement est un tissu qu’un enfant et sa mĂšre tricotent toute leur vie, souligne Boris Cyrulnik. S’ils sont sĂ©parĂ©s Ă  la naissance, ou si les dĂ©buts se passent mal, le tricot se fait avec un trou, que la suite des Ă©vĂ©nements va plus ou moins pouvoir rĂ©parer. » Car parallĂšlement se tisse l’attachement affectif, puis culturel. L’humain n’évolue pas dans un univers exclusivement biologique l’environnement sensoriel et familial affecte directement son cerveau. Des dĂ©couvertes rĂ©centes l’ont prouvĂ©. Dans son dernier ouvrage De chair et d’ñme, Odile Jacob, 2006, Boris Cyrulnik rapporte des Ă©tudes menĂ©es dans des orphelinats roumains, oĂč les enfants sont Ă©levĂ©s dans un isolement quasi total, et un examen au scanner montre une atrophie du lobe prĂ©frontal et du cerveau limbique, responsable des Ă©motions. Quand certains de ces enfants sont placĂ©s en famille d’accueil, leurs zones reprennent une taille normale dans l’annĂ©e qui suit. On construit ce lien, mĂȘme biologique, toute sa vie, poursuit le neuropsychiatre, il peut donc se rompre. L’amour, mĂȘme pour sa mĂšre, n’est pas inaltĂ©rable. » Ce lien si fort est donc fragile, mouvant, et la querelle entre les tenants du tout-biologique » l’attachement mĂšre-enfant est programmĂ© biologiquement et ceux du tout-culturel » l’amour pour sa mĂšre relĂšve de la norme sociale n’a plus lieu d’ĂȘtre. Il faut dĂ©passer ces clivages obsolĂštes, assure Boris Cyrulnik. L’innĂ©, l’acquis, c’est un vocabulaire idĂ©ologique. La biologie n’est rien sans la culture, et vice versa. C’est comme se demander si, pour respirer, qui des poumons ou de l’oxygĂšne est le plus important. Un cerveau sain sans Ă©motions ne donnera rien de bon, des Ă©motions sans cerveau non plus. L’ĂȘtre humain est un systĂšme complexe avec une convergence de causes et une Ă©mergence de consĂ©quences multiples biologiques, psychologiques et sociales. » Tout comme la qualitĂ© de ses relations... Pour aller plus loin A lire La Bien-Traitance envers l’enfant, de Danielle Rapoport. La psychologue explore une sĂ©rie de pratiques et de conduites pour permettre Ă  nos enfants de grandir en toute sĂ©rĂ©nitĂ© Belin. MĂšres au bord de la crise de nerfs, de Judith Warner. Les mĂšres d’aujourd’hui font face Ă  des injonctions multiples et contradictoires. L’auteure les incite Ă  revendiquer le droit de vivre aussi pour elles-mĂȘmes Albin Michel. Le Sang, le Nom, le Quotidien, de Florence Weber. Qui sont nos parents ? Ceux qui nous ont mis au monde, ceux qui nous ont transmis leur nom ou ceux qui nous ont Ă©levĂ©s ? Partant d’un cas particulier, la sociologue dĂ©crypte la complexitĂ© de la parentalitĂ© Aux lieux d’ĂȘtre.
Jene pleure pas ma grand-mÚre. Mon grand frÚre est décédé d'un cancer voila 4 ans. Il avait 18 ans, j'en avais 13. Je venais plus ou moins de finir un deuil trÚs long et douloureux quand ma grand mÚre est
Sujet rĂ©solu Ma soeur est morte Comme il est marquĂ© ma soeur est morte le 7 aoĂ»t 2018 et je n'arrive pas Ă  pleurĂ© je ne sais pas j'ai l'impression d'ĂȘtre juste horrible de pas rĂ©ussir Ă  pleurĂ© . Ă  son enterrement mon frĂšre et ma mĂšre Ă©tait en larmes tandis que moi je regardais la tombe sans Ă©motions et depuis ma mĂšre n'en sais pas remise donc mon frĂšre fait tout chez nous je tente de l'aider mais j'ai l'impression qu'il essaye de faire comme si la mort de notre grande soeur Ă©tait pas arrivĂ© et depuis cette nouvelle annĂ©e je me demande comment je peux restĂ© si impassible devant sa mort Bois un coup et fume et dĂ©solĂ© pour ta soeur J'ai perdu un de mes meilleurs amis y a moins de 6 mois, je comprends ce que tu ressens Ă  peu prĂšs Circonstances de son dĂ©cĂšs ? Chacun sa façon de gĂ©rer le truc. C'est pas parce que tu pleures pas que t'es pas pour ta soeur au passage clĂ© Message Ă©ditĂ© le 02 janvier 2019 Ă  044212 par Belphegor4 tu as Ă©veillĂ© ton mangekyo ? Force Ă  ta famille. Tiens, un message que ma laisser ta sƓur peut de temps avant sont dĂ©cĂšs... RIP clĂ©, chacun sa maniĂšre de gĂ©rer son deuil Le 02 janvier 2019 Ă  044343 ynfer0 a Ă©crit qui minecraft j'ai un serveur omgserv 30 jours gratuit ya des mods faut pixelmonMoi khey c'est mon mod prĂ©fĂ©rĂ© pixelmon Le 02 janvier 2019 Ă  044343 ynfer0 a Ă©crit qui minecraft j'ai un serveur omgserv 30 jours gratuit ya des mods faut pixelmonAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAYA dĂ©solĂ© l'auteur sincĂšrement J'aurais eu de la peine si tu mettais pas "Ă©" 'Ă  la place de "er" Je peux que te comprendre Khey. ‌ Petite histoire, une amie du collĂšge s'est suicidĂ©e. Et pour les obsĂšques, je ne ressentais vraiment aucune tristesse. Pire encore, une connaissance Ă  cĂŽtĂ© de moi me faisait marrer, je me retenais de rire ‌ En fait, la seule chose que je me demandais c'est pourquoi on priait pour le salue de son Ăąme sachant qu'elle s'Ă©tait suicidĂ©e et que donc logiquement, bah le Paradis, ça serait pas trop pour elle Le 02 janvier 2019 Ă  044102 _needforspeedEA a Ă©crit Circonstances de son dĂ©cĂšs ?Elle a eu un accident et elle ne sent est pas remise Je connais ça aussi quai, quand ma mamie est morte j'ai pas pleurĂ© Ă  l'enterrement, j'Ă©tais triste mais le choc je pense Ă  fait que j'ai pas une larme qui a lĂąchĂ© Le 02 janvier 2019 Ă  044825 Pc-ManPic47 a Ă©crit Je peux que te comprendre Khey. ‌ Petite histoire, une amie du collĂšge s'est suicidĂ©e. Et pour les obsĂšques, je ne ressentais vraiment aucune tristesse. Pire encore, une connaissance Ă  cĂŽtĂ© de moi me faisait marrer, je me retenais de rire ‌ En fait, la seule chose que je me demandais c'est pourquoi on priait pour le salue de son Ăąme sachant qu'elle s'Ă©tait suicidĂ©e et que donc logiquement, bah le Paradis, ça serait pas trop pour elle AprĂšs chacun son choix mais dans mon cas impossible de pouvoir pleurĂ© et rĂ©agir quand je parle d'elle je reste de marbre pourtant j'aurais ma soeur Victime de harcĂšlement en ligne comment rĂ©agir ?
Etje me rends compte qu’il est 16 heures, qu’il n’y a pas de parloirs avocats Ă  cette heure-lĂ . Jusqu’à rĂ©cemment, je ne pouvais plus repasser devant la prison, parce que c’était lĂ  que j’avais appris la mort de ma mĂšre – mĂȘme en voiture, je demandais Ă  mon copain de faire un dĂ©tour. -Palien PostĂ© le 19 novembre 2012 Ă  204932 Parle lui de tout ou n'importe quoi , ne la laisse pas seule , cache l'alcool si elle a des penchants pour quand elle est triste , parle Ă  ton pĂšre puis arrange toi pour la suite . Je tiens en compte , merci , ça pourrai fortement m'aider . GameThomas26 PostĂ© le 19 novembre 2012 Ă  204916 Dit lui que tu l'aimes, aller au cinĂ©ma, offre lui un truc... Fait comme tu le sens! Oui , c'est ce que je prĂ©fĂ©re faire , mais la situation m’exaspĂšre et je ne sais que faire , donc je m'adresse Ă  vous pour demander aussi si certains n'Ă©tais pas dans cette situation . MlleL n’est pas la fille de mon mari et donc pas sa vraie petite fille (ce ne sont pas mes mots, mais son attitude qui me font employer ces mots.). Elle a Ă©tĂ© froide avec moi toute la semaine qu’elle a passĂ© dans MA maison, ne m’adressant pas la parole, ne voulant faire des choses qu’avec SON fils et SA petite-fille, nous laissant Mlle L et moi sur le carreau. ForcĂ©ment, Ce jeudi 11 aoĂ»t, Jean-Luc Reichmann a annoncĂ© une triste nouvelle Ă  ses fans sur son compte Twitter, la disparition de sa mĂšre, Josette. Maman, aujourd’hui je pleure », a indiquĂ© le prĂ©sentateur des 12 coups de midi. Et d’ajouter, non sans Ă©motion mon cƓur ne brille plus, le tien s’est Ă©teint ». L’animateur de 61 ans a ensuite rĂ©vĂ©lĂ© que sa maman Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ©e ce dimanche 1er aoĂ»t. Jean-Luc Reichmann en deuil sa mĂšre est dĂ©cĂ©dĂ©e Je t’aime fort tu sais Maman et je sais que lĂ  oĂč tu es depuis dimanche, tu veilles sur nous », a-t-il Ă©crit avant d’évoquer son papa, Peter, dĂ©cĂ©dĂ© en 2016 Ă  l’ñge de 83 ans. Ce soir, ta place sera vide Ă  la belote, car tu es partie rejouer avec Papa Une drĂŽle de vie ». Ensemble vous nous avez appris Ă  donner, Ă  partager, Ă  transmettre, Ă  travailler, Ă  nous battre dans le respect, Ă  rire, Ă  rassembler, Ă  tout se dire , Ă  ĂȘtre fort et loyal mais surtout sincĂšre », s’est-il Ă©mu sur Instagram. Maman đŸ€ Aujourd’hui je pleure, mon cƓur ne brille plus, le tiens s’est Ă©teint. Je t’aime fort tu sais Maman et je sais que lĂ  oĂč tu es depuis dimanche, tu veilles sur Maman,merci pour tout ce que tu as fait pour nous. Embrasse fort Papa 🙏 Ton fils 
 pour la vie — Jean-Luc Reichmann JL_Reichmann August 11, 2022 Ce sentiment insupportable du manque de toi » Je vais essayer de continuer le chemin que tu as tracĂ©, celui de la magie de la vie que tu nous as ouvert avec Papa, mais avec ce sentiment insupportable du manque de toi, de ta voix au quotidien, de ton regard si malicieux et si complice, de ta prĂ©sence si charismatique », a—t-il poursuivi. Merci Maman, merci pour tout ce que tu as fait pour nous. Embrasse fort Papa », a conclu son fils pour la vie » aprĂšs avoir publiĂ© trois Ă©mouvants clichĂ©s de sa mĂšre. A lire Ă©galement Jean-Luc Reichmann Les 12 coups de midi au secours d’un cĂ©lĂšbre candidat Tu m’as traitĂ© comme un prince » Les 12 coups de midi les internautes choquĂ©s par une question de Jean-Luc Reichmann, ça mĂ©rite une censure » Jean-Luc Reichmann victime d’un terrible accident de moto, son visage mĂ©connaissable » Mort de Josette Reichmann les internautes bouleversĂ©s Sur le premier, Josette Reichmann apparaĂźt tout sourire, ses mains arborant de trĂšs belles bagues placĂ©es devant ses yeux. Sur le second clichĂ©, on la retrouve aux cĂŽtĂ©s de son mari Peter Reichmann, dont le regard n’est pas sans rappeler celui son cĂ©lĂšbre fils. Enfin, la derniĂšre photo montre un Jean-Luc Reichmann visiblement trĂšs heureux, la tĂȘte dĂ©licatement posĂ©e sur celle de la premiĂšre femme de sa vie. Des souvenirs de famille qui ont bouleversĂ© les internautes qui ont Ă©tĂ© nombreux Ă  lui prĂ©senter leurs condolĂ©ances. vp6Q.
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